Son of Casim
De 2004 à 2019
Série sur les fans @ FIB (Espagne)
Description
Extrait du texte de présentation du Livre "Son Of Casim"
"L'émotion du fan, est-ce la surexcitation, l'euphorie, l'allégresse, une forme d'admiration, d'idolâtrie ? Comme toute émotion, si difficile à décrire et à saisir, celle-ci ne se laisse apprivoiser que par celui qui y est sensible, qui se sent prêt à la partager et l'entreprendre.
Lors d'un festival, ces émotions s'intensifient au fil des jours, magnifiées par la fatigue, la transe et le lâcher-prise. Elles se nourrissent du temps et de la fusion entre l'artiste et le public.
Cette série est née d'une quête : celle de trouver la bonne distance. Distance physique d'abord – où me placer pour capter cette ferveur ? Mais aussi distance intérieure – comment faire face à moi-même, photographe en retrait, observateur discret cherchant pourtant, peut-être, une forme de reconnaissance à travers mon regard ?
Je suis de nature introvertie, souvent dissimulée et protégée derrière mon appareil. Le sentiment d'exaltation ne m'est pas familier. Pourtant, c'est précisément cette tension – entre ma retenue et l'effervescence ambiante, entre mon besoin de distance et mon désir de partage – qui nourrit ces images.
Cette série a pour ambition de donner à voir ce qu'est l'exaltation : ma vision, celle que je ne peux exprimer et imprimer que par la photographie. L'envie de partager mes émotions dans cet environnement festif et débridé, tout en questionnant ma propre place dans cette communion collective, est l'ADN de ces photos."
C'est en intégrant l'équipe du FIBERS, le magazine papier du festival qui chaque jours, en 2005 que cette démarche a pris forme...

Description
« L'émotion du fan, est-ce la surexcitation, l'euphorie, l'allégresse, une forme d'admiration, d'idolâtrie ? Comme toute émotion, si difficile à décrire et à saisir, celle-ci ne se laisse apprivoiser que par celui qui y est sensible, qui se sent prêt à la partager et l'entreprendre.
Lors d'un festival, ces émotions s'intensifient au fil des jours, magnifiées par la fatigue, la transe et le lâcher-prise. Elles se nourrissent du temps et de la fusion entre l'artiste et le public.
Cette série est née d'une quête : celle de trouver la bonne distance. Distance physique d'abord – où me placer pour capter cette ferveur ? Mais aussi distance intérieure – comment faire face à moi-même, photographe en retrait, observateur discret cherchant pourtant, peut-être, une forme de reconnaissance à travers mon regard ?
Je suis de nature introvertie, souvent dissimulée et protégée derrière mon appareil. Le sentiment d'exaltation ne m'est pas familier. Pourtant, c'est précisément cette tension – entre ma retenue et l'effervescence ambiante, entre mon besoin de distance et mon désir de partage – qui nourrit ces images.
Cette série a pour ambition de donner à voir ce qu'est l'exaltation : ma vision, celle que je ne peux exprimer et imprimer que par la photographie. L'envie de partager mes émotions dans cet environnement festif et débridé, tout en questionnant ma propre place dans cette communion collective, est l'ADN de ces photos. »

