
Projet: Passages

Projet: Passages
Description
PASSAGES / PONTS DES POSSIBLES
À bonne distance est un projet photographique et une façon d'être au monde. La juste place entre soi et le monde et le fait de ne jamais cesser de la chercher. Non pas une réponse. Une recherche empirique.
De 2002 à 2019, j'ai photographié dans la fosse des festivals de musique. Une position paradoxale: être physiquement au plus près des artistes, à quelques centimètres de leurs visages en transe, et rester séparé. Témoin d'une communion à laquelle on ne participe pas. Ces années m'ont appris que la distance n'est jamais neutre, elle se négocie ou elle s'impose. Et dans les deux cas, elle révèle.
En 2020, le confinement a imposé à tous ce que j'avais vécu pendant dix-sept ans: l'impossibilité de rejoindre l'autre. C'est dans ce silence forcé que je suis revenu aux ponts.
Pourquoi les ponts
J'ai grandi à Châtellerault, une ville traversée par ses ponts. Ces structures faisaient partie du décor d'enfance, de celles qu'on emprunte sans y penser. Des décennies plus tard, avec les festivals derrière moi, je les ai vus autrement.
Un pont n'est pas qu'une structure. C'est mettre quelque chose entre deux rives qui ne se touchaient pas.
Mais un pont peut aussi être fermé. Interdit. Inexistant là où on en aurait besoin. J'ai appris ça dans la fosse: certains accès ne se négocient pas, certaines zones restent fermées quoi qu'il arrive. La vie fonctionne comme ça aussi, les passages qu'on désire ne sont pas toujours disponibles. Alors on cherche. On détourne. On invente. On se trompe, on recommence. On construit un chemin qui n'existait pas avec ce qu'on a sous la main.
Ce projet vient de là autant que de Châtellerault. Il vient de tout ce qui, dans une vie, ne passe pas comme prévu et de ce qu'on fabrique à la place.
Le concept
Développé depuis cinq ans à partir de fragments de ponts, parisiens et châtelleraudais, ce travail recompose des structures nouvelles à partir d'éléments photographiés sur la Seine et la Vienne. Chaque œuvre est construite à partir de sept fragments verticaux issus de ponts distincts ou non, décalés en hauteur, qui forment ensemble un pont composite: existant nulle part, reconnaissable partout.
Ce travail n'est pas documentaire. On ne regarde plus un pont. On traverse une synthèse et une invention. Un passage qui n'a jamais existé, fabriqué à partir de passages réels.
C'est ça aussi, la vie: rarement le chemin qu'on avait imaginé. Plutôt une accumulation de fragments, d'erreurs, d'adaptations, de chutes et de reconstructions. Un passage ne se franchit pas toujours en ligne droite. Parfois il faut en créer un nouveau. C'est ce que je fais ici, littéralement avec des images.
Exposées côte à côte, les œuvres forment un pont unique et plus long: dont la première bande vient de Châtellerault, et la dernière aussi. Entre les deux : Paris, la Seine, sept ponts distincts, des années de fragments. S'en aller. Aller vers l'autre. Et rentrer.
Le chemin ne mène pas ailleurs. Il nous ramène à ce qui était déjà là.
FORMAT & TECHNIQUE
Format : 120 × 80 cm
Technique : Photographie numérique, assemblage de 7 fragments
Édition : Tirages numérotés, signés, avec certificat d'authenticité
Déductibilité fiscale : Œuvres éligibles à la déduction fiscale entreprises
Un Projet ?
Une collaboration ?
Basé en Île-de-France, j'interviens partout en France.
Devis sous 48h.
Description
PASSAGES / PONTS DES POSSIBLES
À bonne distance est un projet photographique et une façon d'être au monde. La juste place entre soi et le monde et le fait de ne jamais cesser de la chercher. Non pas une réponse. Une recherche empirique.
De 2002 à 2019, j'ai photographié dans la fosse des festivals de musique. Une position paradoxale: être physiquement au plus près des artistes, à quelques centimètres de leurs visages en transe, et rester séparé. Témoin d'une communion à laquelle on ne participe pas. Ces années m'ont appris que la distance n'est jamais neutre — elle se négocie, ou elle s'impose. Et dans les deux cas, elle révèle.
En 2020, le confinement a imposé à tous ce que j'avais vécu pendant dix-sept ans: l'impossibilité de rejoindre l'autre. C'est dans ce silence forcé que je suis revenu aux ponts.
Pourquoi les ponts
J'ai grandi à Châtellerault, une ville traversée par ses ponts. Ces structures faisaient partie du décor d'enfance, de celles qu'on emprunte sans y penser. Des décennies plus tard, avec les festivals derrière moi, je les ai vus autrement.
Un pont n'est pas qu'une structure. C'est mettre quelque chose entre deux rives qui ne se touchaient pas.
Mais un pont peut aussi être fermé. Interdit. Inexistant là où on en aurait besoin. J'ai appris ça dans la fosse: certains accès ne se négocient pas, certaines zones restent fermées quoi qu'il arrive. La vie fonctionne comme ça aussi, les passages qu'on désire ne sont pas toujours disponibles. Alors on cherche. On détourne. On invente. On se trompe, on recommence. On construit un chemin qui n'existait pas avec ce qu'on a sous la main.
Ce projet vient de là autant que de Châtellerault. Il vient de tout ce qui, dans une vie, ne passe pas comme prévu et de ce qu'on fabrique à la place.
Le concept
Développé depuis cinq ans à partir de fragments de ponts, parisiens et châtelleraudais, ce travail recompose des structures nouvelles à partir d'éléments photographiés sur la Seine et la Vienne. Chaque œuvre est construite à partir de sept fragments verticaux issus de ponts distincts ou non, décalés en hauteur, qui forment ensemble un pont composite: existant nulle part, reconnaissable partout.
Ce travail n'est pas documentaire. On ne regarde plus un pont. On traverse une synthèse et une invention. Un passage qui n'a jamais existé, fabriqué à partir de passages réels.
C'est ça aussi, la vie: rarement le chemin qu'on avait imaginé. Plutôt une accumulation de fragments, d'erreurs, d'adaptations, de chutes et de reconstructions. Un passage ne se franchit pas toujours en ligne droite. Parfois il faut en créer un nouveau. C'est ce que je fais ici, littéralement avec des images.
Exposées côte à côte, les œuvres forment un pont unique et plus long: dont la première bande vient de Châtellerault, et la dernière aussi. Entre les deux : Paris, la Seine, sept ponts distincts, des années de fragments. S'en aller. Aller vers l'autre. Et rentrer.
Le chemin ne mène pas ailleurs. Il nous ramène à ce qui était déjà là.
FORMAT & TECHNIQUE
Format : 120 × 80 cm
Technique : Photographie numérique, assemblage de 7 fragments
Édition : Tirages numérotés, signés, avec certificat d'authenticité
Déductibilité fiscale : Œuvres éligibles à la déduction fiscale entreprises


